Le Roi Lion 2- French «Full HD»
L’un des grands atouts de la version française est l’adaptation des chansons. Si vous ne connaissez que "Hakuna Matata" du premier film, écoutez absolument ces titres dans leur version française :
De retour au Territoire du Nord, Kovu raconta tout à sa mère. Zira écouta, puis ses yeux s’allumèrent d’une lueur sinistre.
— Parfait, mon fils. Mieux que ce que j’avais imaginé. Tu as sauvé la fille de Simba. Cela signifie qu’il te devra la vie. Il te fera entrer dans sa fierté. Et là... tu frapperas.
Kovu hésita. Le regard de Kiara, sa franchise, son courage... ce n’était pas une ennemie. C’était une lumière. Mais il n’osa pas désobéir à sa mère. Pas encore.
Il fut donc « exilé » officiellement par Zira, faisant croire à une trahison. Il traversa la frontière, les flancs creux, la crinière en bataille, et se présenta à Simba en implorant l’asile.
— J’ai sauvé votre fille, dit-il, tête baissée. Je renie ma mère. Je ne veux plus de haine.
Timon et Pumbaa, les inséparables, étaient furieux : « Un Fidèle de Scar ? Jamais ! » Mais Kiara supplia son père. Et Nala, qui lisait dans les cœurs mieux que personne, murmura à Simba : « Donne-lui une chance. N’oublie pas qui tu étais, toi aussi, avant de devenir roi. »
Simba accepta. Kovu fut intégré à la fierté.
Les semaines qui suivirent furent douces et amères. Kovu apprit à chasser avec Kiara, à rire avec les suricates, à écouter les anciens. Et chaque jour, l’amour grandissait entre eux, silencieux mais dévastateur comme une rivière souterraine.
Mais la nuit, Kovu se réveillait en sueur. Zira lui avait donné un signe : une cicatrice qu’elle grattait sur son oreille. Souviens-toi. Tue-le.
L’occasion vint plus vite que prévu. Un soir, Simba emmena Kovu dans la Gorge aux Lions, l’endroit même où Scar avait causé la mort de Mufasa. Le vieux roi voulait « guérir » Kovu en lui montrant le passé.
— Regarde, dit Simba, la voix grave. Voilà ce que la haine engendre.
Mais alors qu’ils étaient seuls, un glissement de pierres. Des ombres. Zira, Nuka et Vitani surgirent, entourant Simba.
— Maintenant, Kovu ! cria Zira. Achève-le ! LE ROI LION 2- FRENCH
Kovu se figea. Il vit le visage de Simba, non pas comme un ennemi, mais comme le père de Kiara. Un vieux lion fatigué qui, malgré ses blessures, avait tenté de l’aimer.
— Non, dit Kovu. Je ne peux pas.
Zira hurla de rage. Elle attaqua elle-même Simba. Dans la mêlée, un rocher se détacha. Nuka, voulant prouver sa valeur à sa mère, sauta pour bloquer la fuite de Simba... mais il glissa. Un craquement sec. Nuka s’écrasa au fond du ravin, le cou tordu.
— Mon fils ! hurla Zira, mais il n’y eut pas de larmes dans ses yeux, seulement une colère plus froide encore. Elle désigna Kovu : « Tu as tué ton frère par ton inaction. Traître ! »
Simba, blessé mais vivant, s’enfuit avec Kovu. Mais dans la fierté, la nouvelle se répandit : Kovu a tendu un piège à Simba. Personne ne voulut l’écouter. Simba, le cœur brisé, le bannit.
— Pars, dit-il. Si je te revois, je te tue.
Kiara tenta de s’interposer, mais son père la repoussa. Kovu s’exila, seul, errant entre deux mondes, aimé par une lionne qu’il ne pourrait plus revoir.
Une suite digne de son aînée, portée par une romance shakespearienne.
Sorti directement en vidéo en 1998, Le Roi Lion 2 : L'Honneur de la Tribu a souvent la réputation d'être l'une des "suites Disney" les plus respectables. Loin du niveau de son illustre prédécesseur de 1994, ce film réussit pourtant le pari de ne pas trahir l'esprit de l'original, en proposant une histoire mature et une bande originale solide.
Pendant ce temps, aux Terres de l’Aube, un petit être turbulent faisait tourner la cour en bourrique. C’était Kiara, la fille unique de Simba et Nala. Petite lionne intrépide, elle avait la fougue de son père et l’élégance de sa mère, mais surtout... une soif d’aventure que Simba ne comprenait pas.
— Reste près du Rocher des Lions, ordonnait Simba. Le Territoire du Nord est dangereux.
— Mais je veux voir le monde ! répondait Kiara, en bondissant après des papillons.
Un matin, alors qu’elle échappait à sa tante Sarabi (chargée de la surveiller), Kiara traversa la rivière asséchée qui marquait la frontière. C’était interdit. Grave erreur. L’un des grands atouts de la version française
De l’autre côté, le sol était gris, les arbres tordus. Soudain, un grognement. Un lionceau au pelage clair, à la crinière naissante rouge, surgit d’un buisson d’épines.
— Qu’est-ce que tu fais sur nos terres ? demanda Kovu, les yeux plissés.
— Tes terres ? ricana Kiara. Rien n’appartient à personne. La Terre est à tout le monde.
Kovu n’avait jamais rencontré une lionne qui parlait ainsi. Dans son clan, on obéissait, on ne discutait pas. Il la défia : « Moi, je m’appelle Kovu. Fils de Zira. Et toi ? »
— Kiara, fille de Simba.
Le silence tomba. Ils se fixèrent, nez à nez. Les préjugés de leurs clans respectifs criaient en eux : ennemi, traître, danger. Pourtant, quelque chose d’autre vibrait dans l’air. Une étrange complicité.
Soudain, un feu de brousse éclata, attisé par les vents chauds. Pris au piège, les deux lionceaux durent s’entraider pour échapper aux flammes. Kovu poussa Kiara hors d’un tronc creux juste avant qu’il ne s’effondre. En retour, Kiara le guida vers une rivière souterraine qu’elle connaissait pour l’avoir explorée en cachette.
Lorsque les flammes furent éteintes, ils se retrouvèrent seuls, trempés, tremblants... et vivants.
— Tu n’es pas aussi méchant qu’on le dit, souffla Kiara.
— Et toi, tu n’es pas aussi arrogante que ma mère le prétend, répondit Kovu en souriant.
Ils se séparèrent à regret, mais une promesse silencieuse s’était gravée dans leurs cœurs : nous nous reverrons.
Zira, folle de douleur et de vengeance, rassembla tous les Fidèles de Scar. Elle ne voulait plus de ruse, plus de piège. Elle voulait la guerre totale. Une nuit, ils traversèrent la frontière en rugissant.
Les Terres de l’Aube s’embrasèrent. Les zèbres fuirent, les gazelles se dispersèrent. Le clan de Zira était plus petit mais plus féroce, entraîné par la haine. Simba rassembla ses lionnes : Sarabi, Nala, et les autres. Mais il manquait une force : Kiara avait disparu. De retour au Territoire du Nord, Kovu raconta
La jeune lionne avait suivi Kovu. Elle le retrouva au bord de la rivière, la tête basse.
— Je ne suis ni un Fidèle, ni un traître, dit-il. Je ne suis rien.
— Tu es celui que j’aime, répondit Kiara. Et cela suffit.
Elle le persuada de revenir, non pas pour se battre contre Simba, mais pour arrêter Zira. Ensemble, ils se précipitèrent vers le champ de bataille.
L’affrontement était terrible. Griffes contre griffes, crocs contre crocs. Vitani, la sœur de Kovu, se battait sans conviction. Elle avait vu Nuka mourir pour rien, et la folie de sa mère la terrifiait.
C’est alors que Kiara eut une idée. Elle s’avança entre les deux armées, au milieu des grognements et des crachats de sable.
— Arrêtez ! hurla-t-elle. Pourquoi nous battons-nous ? Parce que nos pères se détestaient ? Parce qu’un vieux lion jaloux a semé la discorde il y a vingt ans ?
Zira ricana : « La princesse veut faire la paix ? La paix est une faiblesse. »
— Non, répondit Kiara, la paix est un choix. Regardez-nous : nos crinières sont de la même couleur, nos cœurs battent pareil. Kovu m’aime, et je l’aime. Cet amour n’est pas une trahison. C’est l’avenir.
Un long silence. Puis Vitani baissa les griffes la première. Une à une, les lionnes de Zira la rejoignirent. Simba, ému aux larmes, s’avança vers Kovu et lui toucha l’épaule du museau — le signe de réconciliation suprême.
Zira, seule, folle, refusa la paix. Elle bondit sur Kiara pour la tuer. Kovu se jeta devant, mais Kiara le poussa. La collision fut violente. Zira glissa sur une roche humide et tomba dans la rivière en crue. Les eaux l’emportèrent, emportant avec elles la haine et la malédiction de Scar.
Si le premier film s'inspirait d'Hamlet, cette suite adopte le ton de Roméo et Juliette. L'intrigue se concentre sur Kiara, la fille de Simba, et Kovu, le fils adoptif de Scar (ou du moins, son héritier désigné). Le conflit ne repose plus sur la légitimité du trône, mais sur la haine tribale entre la tribu de Simba (les "gentils") et les Hors-la-loi (les bannis), dirigés par la terrifiante Zira.
Le scénario aborde des thèmes intéressants pour un film "jeunesse" : le racisme, l'intolérance et la difficulté de briser le cycle de la haine. Simba, devenu un père surprotecteur et amer, est dépeint sous un jour plus complexe, parfois même antipathique, ce qui apporte une vraie épaisseur dramatique.
Le plus grand atout du film est son méchant : Zira. Elle est sans doute l'une des vilaines les plus sous-estimées de Disney. Fanatique, cruelle, mais aussi mère dévouée à sa cause, elle possède une présence scénique égale à celle de Scar. Sa chanson Ma l'amour m'ensorcelle (My Lullaby en VO) est un moment fort, sombre et inquiétant.
Côté héros, le couple Kiara/Kovu fonctionne bien. Leur romance, bien que rapide, est touchante et la chanson phare L'Amour brille sous les étoiles (Love Will Find a Way) est une réussite musicale qui tient la comparaison avec les grandes ballades Disney des années 90. On notera aussi le retour des seconds rôles (Timon, Pumbaa, Rafiki) qui apportent la touche d'humour nécessaire pour alléger une atmosphère parfois sombre.
